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Théâtre et hommage 7 juillet, 2010

Classé dans : Thêatre/cinéma/musique/lecture — mamini @ 21:10

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Le comédien et metteur en scène Laurent Terzieff, décédé vendredi à l’âge de 75 ans, avait voué sa vie au théâtre, mettant son talent au service des grands textes d’auteurs contemporains, mais aussi tourné au cinéma sous la direction de Bunuel, Clouzot, Godard ou Pasolini.

Indépendant, exigeant et discret, cet autodidacte du théâtre avait révélé des auteurs tels que Andreiev, Mrozek, Milosz et les anglo-saxons James Saunders, Murray Schisgal, Edward Albee.

Véritable légende du théâtre, il avait été sacré meilleur comédien en avril aux Molière pour deux rôles différents dans les deux familles du théâtre, « L’Habilleur », qui lui a valu aussi le Molière du théâtre privé et « Philoctète », dans le secteur subventionné.

Né le 27 juin 1935 à Toulouse (Haute-Garonne), d’une mère céramiste et d’un père sculpteur d’origine russe, Laurent Terzieff, de son vrai nom Laurent Tchemerzine, décide de se consacrer au théatre après avoir vu, adolescent, « La Sonate des spectres » de Strindberg, mise en scène par Roger Blin, dont il sera le fils spirituel.

Après avoir appris le métier « sur le tas » comme machiniste, souffleur, figurant, doublure, il débute en 1952, grâce à Jean-Marie Serreau, autre mentor, dans « Tous contre tous » d’Adamov.

La beauté romantique de son visage émacié et de son regard clair auraient pu faire de lui un idéal jeune premier de cinéma, quand Marcel Carné le révèle à 23 ans dans « Les Tricheurs », peu après son succès de télévision dans l’émission « En votre âme et conscience ».

Bunuel, Clouzot, Godard, Pasolini lui confieront des rôles, mais Laurent Terzieff, épris d’absolu, ne cède pas aux sirènes de la starisation, et choisit le théâtre comme un sacerdoce.

En 1961, il fonde la compagnie qui porte son nom, et qui sera hébergée dans les petits théâtres privés (Lutèce, La Bruyère, Lucernaire).

Là, il peut créer, loin des rumeurs et des engouements, les pièces inédites d’auteurs qu’il affectionne, comme Andréiev (« La Pensée », 1961), Schisgal (« Le Tigre et les dactylos », 1963), Albee (« Zoo Story », 1965), et Mrozek (« Tango », 1967), dont il créera plusieurs autres pièces dans les années 70 et 80.

Il monte également de nombreux spectacles de poésie autour de Rilke, Brecht et Milosz, puis « Dernières lettres de Stalingrad » (2001), un réquisitoire contre la guerre.

Acteur au jeu hors mode et d’une très grande sensibilité, – il avait notamment triomphé dans « Tête d’Or » chez Barrault et reçu de nombreuses récompenses : prix Gérard Philipe en 1964, Grand prix national du théâtre en 1984, et plusieurs Molière, pour deux pièces qui ont été de vifs succès publics : « Ce que voit Fox » (1988) et « Temps contre Temps » (1993).

En 2002, il avait perdu sa compagne et partenaire de théâtre, Pascale de Boysson. Quelques mois plus tard, il était remonté seul en scène pour « Florilège », un spectacle poétique.

 

Théâtre ce soir du A2 à 22h10 

  ’Lhabilleur » pièce de Ronald Harwood, mise en scène de Laurent Terzieff

4qix6e dans Thêatre/cinéma/musique/lecture

Pour découvrir un peu plus sur cet acteur, un clic ci-dessous :

http://www.webthea.com/actualites/?L-Habilleur-de-Ronald-Harwood,1840

 

 
 

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